• Lieu: Grand Varia
  • Public: Tout public
Les horaires

Au théâtre comme en politique, mégalomanie, narcissisme et manque d’empathie peuvent mener au désastre. Eno Krojanker et Hervé Piron le savent et en jouent. Comme l’Auguste et le Clown blanc, à la fois complémentaires et opposés, ils forment un duo pince sans rire, qui a un sens inégalé du second degré et de l’autofiction.

Utilisant comme point de départ propice à l’identification une scène d’enfance à la fois tragique et d’un anecdotique consternant, ils entraînent le public sur la pente glissante de la fascination et de la perte du sens critique. Les deux acteurs, tels des vases communicants, inversent ou démultiplient les rôles. De la figure du metteur en scène tout puissant en passant par celle de l’artiste narcissique et forcément maudit, ils nous mènent en bateau et nous font dériver en eaux troubles au gré de leur fantaisie et de leur volonté. Entre les jeux de séduction et de manipulation, les jeux d’influence et de domination, ils questionnent le rapport entre la scène et le public. Peut-on de gré ou de force devenir un « bon public »? Et si le théâtre, tout compte fait, tenait de la dictature ?
Le spectacle nous le rappelle. « C’est intelligemment redoutable et affreusement désopilant. Donc réussi. » (M.M. Froggy Delight, Paris, 2017)

« Voilà du bizarre, du gore, un masque des plus troublants
Le spectateur se retrouve embringué dans un jeu pervers sur le narcissisme, la mégalomanie, la manipulation des foules. Mine de rien, le tout est très malin, original, grinçant à souhait. » Le Canard Enchaîné, Jean-Luc Parquet, juillet 2017

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